Un choc psychologique c'est quoi ?

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Un choc psychologique, pour qui, pourquoi et surtout pourquoi moi ?

La définition d'un choc psychologique est "État de sidération affective et émotionnelle avec incapacité de réponse adaptée à la suite de l'apparition brutale et inattendue d'un évènement créant un traumatisme psychologique majeur"

Je vous fais la traduction. Un choc c'est : un évènement qui se produit soudainement, sans prévenir. Vous ne pouviez pas prévoir !

Et, ce qui se passe dans ce type de situation c'est que le cerveau "sidère". Il arrête brutalement ce qu'il était en train de faire. Attention, cela ne veut pas dire qu'il y a arrêt complet. Le cerveau va parer au plus urgent pour le corps, c'est à dire :  la survie.

Il en va de même lorsqu'on parle d'un choc psychologique : il est question pour le cerveau de survie.

Il va donc prioritairement activer les ressources et activer la zone qui se trouve dans cette partie du cerveau que certains nomment "le cerveau reptilien". C'est la partie dite "archaïque" de notre cerveau, et son rôle, comme nous l'avons déjà dit c'est la survie.

A ce moment là,  notre cerveau a trois stratégies possibles :

- la sidération : c'est la mise en protection des données essentielles. Il faut voir ça comme un bug informatique (ce serait le choc). Notre ordinateur interne  va sauver tout ce qu'il peut. Il peut sembler que rien ne se passe. C'est parfois ce qu'on entend dire à propos de viols : "Mais il ou elle n'a rien fait, dit.." Mais en fait si, il ou elle a mis en place toutes les ressources en sa possession pour sauver son essentiel, son fondement.

- La fuite. Cela n'est pas toujours aussi clair. Certes, il y a bien des cas où la personne vivant un choc doit fuir et se met à courir. Mais, nous n'avons pas toujours à fuir face à  un attaquant. Par exemple, lors d'un accident, il n'y a aucun attaquant.  Pourtant, certaines personnes, vont se mettre à courir à droite et à gauche, cherchant un téléphone, une couverture... Il leur est nécessaire d'agir pour également sauver son essentiel. C'est encore une manière de "sauvegarder ses données essentielles".

- La lutte. Là aussi ce n'est pas toujours évident. Quand il n'y a pas d'attaquant, la personne tape sur quelque chose, hurle, etc.  C'est aussi sa stratégie de sauvegarde.

Mais alors pourquoi l'un sidère, l'autre fuit et un autre lutte ? Pourquoi, ces différences ? 

Il n'y a pas de règles établies. Ces différences peuvent s'expliquer par des expériences de vies, par des transmissions d'acquisition ou simplement par un mode de fonctionnement.

Nous n'avons pas tous la même vie et nous n'utilisons pas tous notre cerveau de la même manière. C'est tout...

Je ne suis pas tout à fait d'accord avec la définition car, selon mon expérience, un choc n'entraine pas forcément un traumatisme. (Je reviendrai une prochaine fois sur la notion de traumatisme.)

Je voudrais aussi préciser qu'il n'y a pas de gros ou de petits évènements. C'est, à mon sens (et pas qu'au mien d'ailleurs),  la soudaineté qui fait le choc, pas la notion de gravité.

Un choc psychologique entraine une mobilisation du cerveau pour gérer justement l'impact du choc. C'est à ce moment qu'il faut être vigilant à ce que tout fonctionne bien et que le cerveau ait les ressources en temps et en énergie nécessaires à ce travail de récupération.

Cette période peut durer jusqu'à en moyenne une semaine. Un débriefing psychologique peut être réalisé auprès d'un psychologue formé pendant cette période, dans le but d’accélérer et d'accéder à ces possibilités de récupération mais aussi en prévention et détection d'un éventuel traumatisme.

Le débriefing dure de 45 min à environ 3h en fonction de s'il est individuel ou collectif.

N'hésitez pas à me contacter pour toute question ou remarque relative à ce sujet.

 

 

 

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